D'aucun... d'aucune devrais-je dire, ont la musique dans la peau. Initiées par une mère musicienne ou alors très tôt passionnées par un instrument, elles semblent habitées par les mélodies.
 

Et lorsque derrière son piano, le parcours académique n'attire pas l'artiste, c'est bien souvent parce qu'un monde intérieur est prêt à naitre par soi-même, à travers toute sa subtilité et sa sensibilité imprégnant les épidermes.
 

Alice Torrent ça sonne. Ca sonne parce que c'est vrai. Ca sonne dans un mélange de noirceur et de douceur. Un folk rock alternatif intense et puissant se rapprochant sans rougir des ténors de cet univers.
 

Prenez une bouffée d'air, retenez votre souffle et ce nom : Alice Torrent. Elle débarque dans les sphères musicales par la grande porte avec son intrigant premier opus, Phantom Limb.

Alice Torrent

Première écoute, première impression. La maîtrise des timbres. De cette voix d’alto feutrée qui sait s’étirer vers l’éther quand il le faut pour mieux replonger en elle-même dans la profondeur et les remous intérieurs. Du piano ensuite, ivoire lourd joué avec des élans, de l’impétuosité et de la délicatesse aussi. Deuxième impression, visuelle cette fois, une cover d’album texturée, image granuleuse et graphie minimale: «Alice Torrent - Phantom Limb». L’ensemble est d’une cohérence parfaite, ce qui a tendance à surprendre quand on découvre un premier disque. 

- Jeff Albelda

Alice Torrent